L’automate en écurie active : la machine qui rapproche de la nature

Du tracteur à la trayeuse, le monde agricole a déjà les deux pieds dans l’automatisation depuis longtemps, y compris au contact des animaux. Le paradoxe, c’est que, quand elle est bien pensée, cette automatisation peut mener à une vie plus naturelle pour vos chevaux !

Il faut bien retenir que l’automatisation dans les écuries actives ne veut pas dire que vous confiez vos pensionnaires à un robot. Au contraire : en vous appuyant sur des automates, vous rapprocherez vos chevaux de leur état de nature… Et de vous, par la même occasion !

Qu’est-ce qui est vraiment automatique dans une écurie active

Automatiser une écurie active, c’est ajouter un peu de mécanique à votre structure pour que vous n’ayez pas vous-même (et votre personnel) à vous charger de faire bouger vos chevaux d’un point A vers un point B, d’ouvrir les barrières des paddocks et les refermer à chaque fois, etc. Cela vaut quel que soit votre type de structure (ferme équestre ou centre équestre, écurie de propriétaires, pension ou école d’équitation).

Pour commencer, les portes qui séparent les espaces peuvent être automatisées, et temporisées, c'est -à-dire que l'on peut prévoir des horaires spécifiques d'ouverture et de fermeture des portes, pour donner accès ou non à certaines zones.
Vous voulez autoriser vos chevaux à profiter de la zone de baignade ci-dessous, typique de ce que l'on peut faire en écurie active - avec des dalles stabilisées ECORASTER, ce qui permet de maintenir la baignade dans cet état toute l'année ? Vous pouvez le programmer.

Le point réellement nouveau, en écurie active, c’est que cette automatisation a été étendue à la distribution automatique des aliments. Dès lors, cela change tout. Vous pouvez d'ailleurs installer deux types de machines : soit un distributeur automatique individuel (grain ou foin), soit c'est un cornadis à glissière collectif (cf photo ci-contre). 

Le DAC (distributeur automatique de concentré)

Le cheval se présente à la station d’alimentation, seul, et les vantaux se ferment derrière lui.

L'antenne (dans le sol ou placée sur un élément latéral)  l’identifie et distribue le dosage prédéfini en auge pivotante. Puis elle disparaît quand le temps prévu pour que le cheval le mange est terminé. Chaque temps est prévu en fonction de chaque cheval.

Le cheval est ensuite poussé vers la sortie par un signal sonore et/ou une baguette pour décider les quémandeurs. (Avec un système d’air comprimé pour le bien du cheval et sans danger physique).

L’aire d’affouragement automatisée

Le même système de reconnaissance est installé : le cheval se présente à la station d’alimentation qui le détecte.

L’accès au râtelier de fourrage s’ouvre, et ce pendant un temps prédifini, spécifique à l'accès au foin, et se referme selon les mêmes modalités.

Le dispositif est prévu pour de grosses balles de foin (jusqu’à 1,3m de largeur), avec un tapis convoyeur automatique.

Qui pilote ? Vous gardez le contrôle (pas un robot)

Qu’il s’agisse des portes comme des mangeoires, c’est vous qui avez bien évidemment le contrôle. Vous connaissez votre troupeau mieux que personne et savez bien quelle jument mange plus que l’autre, quels jeunes chevaux ont besoin d’un bon galop et quels vieux équidés vont prendre plus de temps à circuler vers la mangeoire.

C'est avec ces informations que vous allez programmer le logiciel de reconnaissance pour qu’il laisse passer tel ou tel cheval d’une zone à l’autre, et pour qu’il distribue la juste ration en fonction de chaque individu.

Le logiciel est très facile d’usage, il s’apprend en quelques heures et se pilote aussi vite. Vous pouvez même contrôler et modifier à distance les modalités d'exécution de votre programme et ce, depuis votre smartphone.

Programmer un automate : une meilleure santé alimentaire

Le bien-être du cheval passe pour beaucoup par son alimentation. En effet, le système digestif de l’équidé est fait pour manger en continu toute la journée, de petites portions de fourrage et de graminées. On commet traditionnellement la même erreur en distribuant à manger de grosses rations 3 fois par jour, comme on le fait pour les humains.

Seulement voilà : si un cheval sauvage passe plus de 12h par jour à manger, il est impossible pour le personnel d’une écurie de nourrir tous les pensionnaires à une telle fréquence. L'organisation de toute l'écurie en serait chamboulée. C'est pour cela que l'écurie traditionnelle cherche à adapter le cheval à l'homme au lieu de faire l'inverse.

En laissant l'animal manger plusieurs fois par jour tout en se déplaçant, l’automate lui redonne une liberté proche de celle qu’il vivrait en pleine nature.

La technologie vient remettre l'écurie dans le bon sens !

Vous éliminez ainsi les risques de coliques et d’ulcères, qui sont encore cause de mortalité dans de nombreuses écuries, ainsi que bon nombre de comportements nerveux liés à la faim. Vos besoins en soins vétérinaires diminuent considérablement, autant que la dentisterie liée par exemple au mâchouillage des portes de box, des barrières de la carrière ou du manège.

Gain de temps pour vous…

En automatisant vos écuries, vous gagnez surtout énormément de temps. Comme l’alimentation se fait en continu et au bon vouloir de chaque cheval, vous pouvez déjà éliminer des heures de travail matinal de votre journée : finie la tournée des boxes où vous devez calmer les équidés d’à côté qui piaffent en vous voyant arriver. 
Vous n'aurez plus de boxes individuels à nettoyer tous les jours. Même le ramassage des crottins peut être automatisé via une balayeuse, par exemple.

Avec le système d’alimentation automatique, vous économisez 70% du temps de personnel aux écuries. Vous pouvez rebasculer ce temps économisé vers des activités sportives comme des cours particuliers, stages d’équitation, randonnées équestres etc. C’est l’occasion de donner une ambiance conviviale à votre écurie, plus chaleureuse car libérée de la course quotidienne.

Vous pouvez aussi en profiter pour entretenir vos installations, votre sellerie, le rond de longe ou le manège, ou astiquer les selles, mors, brides et licols, par exemple. Ce sont là aussi des moments privilégiés lors desquels vous vous sentez débarrassé de ce qui est souvent vécu comme une corvée.

Une meilleure relation avec vos chevaux

Au final, vous pouvez surtout retrouver un contact unique avec vos chevaux. Parce que tout ce temps gagné sur les heures d’alimentation et sur les heures à patauger dans vos bottes en attendant que les chevaux daignent franchir la barrière que vous mainteniez ouverte, ce temps ne disparaît pas. Il devient pour vous l’occasion d’un moment de qualité pour aller observer et mieux comprendre vos pensionnaires.

C’est un temps que vous pouvez passer en leur compagnie, pour apprendre à mieux les connaître ou pour monter à nouveau et retrouver un plaisir de cavalier qui n’est pas toujours évident à s’accorder dans le quotidien des écuries classiques.

 

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