Êtes-vous certain que le sol de votre carrière équestre est bon pour votre cheval ?

Vos sols équestres ont plusieurs missions à remplir : rester viables et longtemps (donc rentables), praticables toute l’année quelles que soient les conditions météorologiques et, dans la continuité de ces objectifs, protéger les membres de vos chevaux.

Êtes-vous bien certain que c’est le cas de votre carrière équestre ?

Avez-vous vraiment la configuration optimale pour que vos chevaux et poneys travaillent en toute sécurité ?

Optimiser vos sols, c’est moins de maréchal-ferrant

À l’état sauvage, un cheval passe d’un type d'espace à un autre (d’un sol rocailleux à un terrain herbeux ou sablonneux par exemple), à une fréquence moindre. Entre le temps qu'il consacre à se nourrir (deux tiers de sa journée consacrés à se nourrir) et le sommeil, il change relativement peu d’environnement et de type de sol.

Naturellement, il aura tendance à éviter les cailloux et les surfaces qui risquent de lui creuser le dessous du pied.

Lorsqu’il vit en écurie, c’est autre chose. Entre le box ou les stalles, les allées et chemins de circulation qui vont des écuries à la sellerie, à la douche ou au manège, le paddock ou la prairie et les sols des surfaces de travail (manèges et carrières), vos équidés peuvent passer d’une surface à l’autre plusieurs fois au cours d’une même journée. Chaque type de sol ayant un impact différent sur ses membres et ses sabots.

L’une des surfaces incontournables de votre écurie, c’est la surface de travail. Que vous ayez une écurie de propriétaires, un centre équestre ou un poney club, les chevaux devront fouler une surface de travail régulièrement.

Du débourrage dans le rond de longe au cours d’équitation dans le manège, ils vont travailler sur des sols équestres dont la couche de travail est généralement composée de sable. Or, le sable a un effet abrasif sur le sabot et sa corne, et jusque sur le fer. En outre, sa dureté et son compactage ont une influence sur les articulations. 

Bref : vous devez penser finement au matériau à utiliser pour chaque espace.

Un sable bien adapté au travail que vont y effectuer vos chevaux et leurs cavaliers permet de préserver leurs membres et leur santé. Et de vous éviter de faire revenir le maréchal-ferrant trop souvent parce que leurs sabots se sont abîmés trop vite.

Le bon sable équestre pour votre carrière, c’est quoi ?

À chaque type de travail équestre en écuries correspond un type de sable idéal.

À condition qu’il réponde déjà aux règles de base de la bonne couche de travail.

Les sables de carrière sont forcément plus exposés aux aléas climatiques que ceux du manège équestre, et plus sollicités pour des activités très physiques pour les chevaux.

En carrière, un sable sec a ainsi naturellement tendance à s’enfoncer, comme sur une plage.

Pour qu’il conserve de la dureté et n’enfonce pas trop profondément sous le poids de la monture, il doit donc être arrosé et bien se compacter.

Ce qui implique une granulométrie fine pour créer plus de liant avec l’eau et renforcer la dureté du sol.

Idéalement, votre sol de carrière devrait être composé de sable de silice

Ce matériau minéral est l’un des moins abrasifs et respecte mieux la corne des sabots.

Le sable peut contenir une petite part d’argile qui retient mieux l’eau et permet de limiter l’arrosage, à condition qu’elle soit réellement limitée.

Trop d’argile dans vos sols équestres, c’est le risque qu’elle forme de la poussière quand le sable est sec (un enfer pour les bronches de vos chevaux), et qu’elle forme de la boue s’il est mouillé. 

Soyez bien attentifs à ce qu’il s’agisse bien de sable, et non de matériaux réduits à une granulométrie fine proche du sable.

Certains matériaux (comme le calcaire concassé) sont parfois vendus pour des sols équestres en 0/1 ou 0/2, avec un effet désastreux pour vous comme pour vos chevaux : poussière, boues et mauvais drainage qui vous garantiront un terrain impraticable.

Pour des membres en bonne santé, à chaque activité sa couche de travail

Le point central de votre réflexion, au moment de concevoir votre sol de carrière, doit être : quel usage vais-je en faire et à quelle fréquence ?

Vous ne choisirez pas les mêmes matériaux selon que votre sol doit servir à des exercices de dressage quotidiens, une pratique assidue du horse ball ou à du sliding stop occasionnel... Un grain anguleux qui aura une meilleure tenue vous ira bien sur un parcours de saut d’obstacle, quand un grain rond sera moins abrasif et recommandé pour du polyvalent.

Pour l’obstacle, vous allez préférer un sable très fin (en µm), qui va bien se « fermer » et permettre une « frappe » optimale. Pour qu’il garde toute sa tenue, vous aurez besoin de bien l’arroser.

Cela vous garantira un impact parfait pour le CSO, avec une bonne réverbération et une meilleure impulsion dans l’obstacle.

Cependant un sol avec autant de frappe serait mauvais si vous deviez l’utiliser quotidiennement pour d’autres activités équestres. Il aurait trop de répercussions dans les membres de vos chevaux et pourrait les fatiguer physiquement.

Pour un sol de dressage ou polyvalent, que vous pouvez être amené à fouler tous les jours, vous allez opter pour un sable plus souple. Vous pouvez l’améliorer en y incorporant de la fibre synthétique qui vous garantira plus d’élasticité.

 

Si vous comptez dédier votre carrière au western (sliding stop), vos chevaux doivent pouvoir glisser sur la fondation compactée avec un sable fuyant. Il vous faudra donc privilégier un granulat épais (type 0/2) qui permette cette glissade en toute sécurité pour le couple cavalier cheval.

Sans fondations stables, pas de travail confortable

Pour que vos chevaux travaillent dans de bonnes conditions, ils doivent pouvoir évoluer sans patauger dans la boue, où ils risqueraient de déraper, se faire une lésion voire chuter.

Ce confort du travail repose sur un élément capital : votre gestion des eaux pluviales.

Vous pouvez avoir opté pour une carrière ouverte et drainante, où l’eau passe dans le sol et descend aux fondations où elle s’écoule naturellement en profondeur.

Ou pour une carrière fermée où l’eau est envoyée directement en périphérie du terrain.

Cette carrière imperméable exigera de vous un entretien constant de la forme finale de la carrière, qui doit être parfaitement maintenue pour bien évacuer les eaux.

Si votre carrière est dite drainante, vous devez avoir choisi des dalles de stabilisations solides qui la tiennent en place et absorbent convenablement toute l’eau sans jamais former de flaques.

Dans les deux cas, vous devrez adapter votre système d’arrosage pour que la surface supérieure se compacte bien et que la sous-couche reste en place.

L’option optimale dans ce cas peut être pour vous une dalle de type TR40. Une dalle de stabilisation dont certaines alvéoles sont fermées au fond. Une fois remplies avec le sable de la couche praticable, l’eau versée sur le sol s’infiltre par capillarité dans le réseau d’alvéoles et reste dedans. Ce qui maintient le terrain humide (et non trempé) et vous fait économiser sur l’arrosage.

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