Ecurie active : toute l'histoire

Ecurie active : au fond, tout est une affaire de bon sens.

Dans la nature, à l'état sauvage, le cheval passe le plus clair de son temps à sillonner des steppes pourvues d'une végétation assez pauvre, pour trouver les graminées et autres plantes nécessaires à son alimentation.  Oui, le paradis du cheval ressemble à ce que l'on voit sur les fresques pré-historiques. Et à ce que reconstitue l'association TAKH qui travaille à la sauvegarde du cheval de Przewalski en Lozère pour mieux réussir sa réintroduction sur ses terres d'origine : la Mongolie.

 

Le cheval de Przewalski est connu pour être le dernier représentant du véritable cheval sauvage. Les meilleurs éthologues ont beau aller le voir souvent, ils lui trouvent peu de différences de comportement avec notre cheval domestique bien connu. Celui-ci a dans son comportement les mêmes besoins et les mêmes réflexes que son lointain cousin sauvage. En clair, il aime passer le plus clair de son temps à flâner et manger. La seule différence, c'est que l'homme s'occupe de lui.

Par ailleurs, le cheval est tout le contraire d'une hirondelle. Il n'a pas besoin d'un petit nid douillet où il revient chaque soir enfiler ses chaussons et nourrir ses petits après une dure journée d'effort. S'il reste attaché à ce que les scientifiques appellent son domaine vital, celui-ci est suffisamment vaste pour que le groupe de chevaux qui s'y épanouit s'y promène et l'explore à son gré.

 (ci-dessous : des images de ces chevaux en Lozère que l'on peut voir sur Youtube)

 

Mais pourquoi les écuries traditionnelles sont-elles organisées ainsi ?

Pourquoi donc les écuries traditionnelles sont-elles donc organisées avec des boxes où l'on vient nourrir le cheval, que l'on dédie à son repos, tandis qu'on s'oblige à le sortir régulièrement pour l'amener au pré ? Sans doute moins à cause du cheval qu'à cause de celui qui s'en occupe.

Il y a là une organisation du travail parfaitement anthropocentrée  et finalement pas si bien organisée.  

Si le cheval a besoin de se nourrir constamment et si l'on a besoin dans une installation agricole de faire en sorte que tous les chevaux se nourrissent et que les dominants n'écartent pas les dominés de l'accès à la nourriture (ce qui, par ailleurs, ne relève pas d'un comportement agressif des dominants, mais simplement d'une règle de vie des hardes de chevaux),  le palefrenier est-il le seul à pouvoir rétablir cette justice alimentaire ? Cette question est posée dans les années 90 par plusieurs chercheurs.

Le professeur J. Piotrowski , directeur de l' "Institut für landwirtschaftliche Bauforschung der Bundesforschungsanstalt für Landwirtschaft Braunschweig- Völkenrode" (Institut de recherches sur le bâti agricole de Völkenrode - Braunschweig-) se demande, par exemple, si  la technologie ne pourrait pas suppléer le palefrenier ?

Il a alors l'idée d'établir un principe simple : séparer les différentes zones de vie du cheval dans l'écurie : l'eau, la nourriture, etc. Et donner accès à chaque cheval à sa nourriture en fonction de ses besoins, grâce à des systèmes automatisés, bien connus dans les procédés d'alimentation agricole et de stabulation, permettant de décider qui a besoin de manger quoi et à quel moment.

 

Vidéo : la question fondamentale à l'origine concept Ecurie active

 

Un compromis avec le paradis

L'idée se rapproche des recherches Jaime Jackson aux Etats-Unis. Son Paddock Paradise est un modèle pour s'approcher au plus près du système 100% naturel de l'élevage équin. La réflexion est notamment très poussée sur le pied nu du cheval. Cependant, exiger autant d'espace et maintenir son cheval pieds nus n'est pas très compatible avec les raisons pour lesquelles on a besoin de posséder  et d'élever un cheval : pratiquer l'équitation, le  préparer à des concours, etc.

En revanche la perspective de recourir à la technologie pour réaliser un compromis avec cette approche totalement naturelle fait son chemin. Il s'agit de concilier les contraintes de l'univers agricole et les découvertes de l'éthologie en matière équine. Les professionnels les plus à même d'apporter des solutions sont donc ceux qui fournissent à l'agriculture les dispositifs de stabulation et d'alimentation.

La société Schauer-Agrotronic GmbH, en Autriche, est de ceux-là.  Elle développe alors un système de stabulation libre pour le cheval, avec des avantages évidents :

Et pour les pieds ?

Une écurie traditionnelle remplacée par un espace libre avec des espaces de nourrissage automatisés permettant de libérer le propriétaire d'un temps de travail excessif ? 

L'approche est totalement révolutionnaire. Reste le problème des pieds du cheval.

Si l'on ne peut totalement adopter une technique de pieds nus, en raison de nos climats océaniques qui font que nos prés ne ressemblent pas trop aux steppes de l'Asie centrale, du manque d'espace et des exigences des compétitions hippiques, comment faire, dans ce cas, pour éviter que le cheval passe sa vie dans la boue ?

Et que les pathologies associées à la vie dans la gadoue se développent ?

C'est alors que les solutions proposées par ECOVEGETAL s'imposent dans le dispositif sur le territoire français.

ECORASTER TERRACOTTA est un système de stabilisation des sols qui permet de drainer les sols toute l'année. Et ce, en permettant au sol de conserver quelles que soient les conditions une même planéité et une même portance grâce à une répartition des charges uniforme (intéressant pour les zones de stockage).

La structure des dalles en polyéthylène recyclé permet une évacuation rapide de l'eau, tout en garantissant une absorption des chocs douce et élastique, agréable au pied du cheval.

Le dispositif ECOVEGETAL est alors mis au point autant pour les espaces de circulation libre que pour les zones de roulade et les abords des distributeurs automatiques, des points d'eau et des zones de foin. Et même lorsqu'on crée des zones de raclage mécanique pour limiter le travail des palefreniers.

Le système de l'écurie active est ainsi complet. Et cela fonctionne merveilleusement bien ! 

Vidéo : le dispositif écurie active

 

Depuis 15 ans

Depuis 15 ans, ce sont plus de 200 écuries actives qui ont été installées par Schauer Agrotronic dans le monde. L'entreprise en est le leader incontesté et son partenariat exclusif avec ECOVEGETAL donne désormais  à ce concept une véritable puissance de démonstration sur le marché français.