Confort du cheval : quel sol sous ses pieds ?

Avez-vous déjà observé les différents types de sols sur lesquels votre cheval passe sa vie ? 

Vous êtes-vous rendu compte que vous fréquentiez beaucoup plus de sols différents dans une journée que lui ? Pourtant, de vous deux, c’est à lui de trotter ou de galoper le plus, non ? 

Vous passez, vous dans une même journée d’un chemin à une route, puis au sol d’un parking. Vous enchaînerez sur un carrelage, un parquet, une moquette, etc. Tout cela en ayant la possibilité d’enlever vos chaussures.  

Lui, en revanche, va passer du paddock à la carrière, puis au box et éventuellement au pré. Et retour. Le plus souvent avec des fers aux pieds. Alors si parmi ces types de sols, il ne trouve que gadoue ou inconfort... comment pourra-t-il puiser de quoi atteindre les performances qu'il adorerait vous offrir?

Que se passe-t-il sous les pieds de votre cheval ? 

Le pied est sans doute la partie la plus sensible de votre cheval. “Pas de pied, pas de cheval”, dit le dicton. Ce pied, le cheval lui-même y fait attention. Il hésitera à poser le pied sur un sol dont il n’est pas sûr.  

Faire travailler ses pieds est en outre un besoin physiologique pour l’animal. Cela aide le cœur. Le mouvement du pied est en effet ce qui permet à celui-ci de jouer un rôle de pompe pour la circulation veineuse et lymphatique dans le membre. Le cœur du cheval est suffisamment puissant pour envoyer le sang jusqu’aux pieds du cheval, mais il a besoin qu’on l’aide pour le trajet retour.  
 
C’est donc le mouvement du pied du cheval qui va jouer ce rôle. Autrement dit : si les quatre pieds du cheval ne jouent pas correctement leur rôle de pompe, c’est le cœur de l’animal qui va fatiguer. 

Les différents types de sols qu’il va rencontrer en une journée 

Voilà pourquoi les cavaliers et les propriétaires veillent à bien faire travailler leurs chevaux le plus souvent possible. Il en va de leur santé autant que de leur entraînement.  

Les pieds d’un cheval vont donc fouler chaque jour ou presque :   
 

  • Le sol des endroits où il s’alimente (pré, box, paddock, …). Souvenez-vous qu’il consacre à cette activité le plus clair de son temps.  
  • Le sol des endroits où il se repose : le box, le pré. 
  • Le sol des endroits qu’il emprunte pour se déplacer : les chemins et allées du centre équestre. 
  • Le sol des endroits où il travaille : les carrières.  

 

On le comprend, la qualité de ces sols va jouer un rôle pour le confort et le bien-être de votre cheval.  
Au pré, on cherchera bien sûr à ce qu’il ait de l’herbe à consommer et à ce qu’il ne piétine pas dans la boue. 
Dans la carrière on cherchera à faire en sorte que le sol lui permette d’atteindre les performances que l’on recherche sans prendre aucun risque quant à ses muscles et ses tendons.

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Quand le sol ne va plus

Les difficultés commencent lorsque les sols de ces espaces qu’il fréquente quotidiennement changent de physionomie 

Ainsi le pré. Restez très attentifs à la hauteur de l’herbe et à ce que l’on appelle les zones de refus, ces espaces du pré où le cheval ne va pas brouter parce que les plantes qui s’y trouvent ne lui conviennent pas. Si le couvert végétal ne dépasse pas les 4-5cm de hauteur, il y a péril en la demeure. Cela ne suffit plus pour que les chevaux se nourrissent que l’herbe repousse ensuite.  

Cela annonce le terrain boueux qu’on ne va pas réussir à récupérer.  

Mieux vaut alors laisser reposer l’endroit et mener son cheval ailleurs.  
Si l’on se rend compte qu’il y a de plus en plus de zones de refus, c’est que les plantes adventices indésirables pour le cheval (ronces, chardons, etc.) se développent de façon excessive. L’équilibre du sol est rompu. On peut parfois remédier à cela en modifiant la rotation et le rythme des pâtures.  

Risques liés à la boue.

La boue sur les chemins et allées du centre équestre ou dans les paddocks est un vrai sujet. Le véritable ennemi.

Le sabot d’un cheval est très sensible aux conditions climatiques et à la texture des sols. L’excès d’humidité provoque une macération et abîme la fourchette du sabot. La fourchette est cette masse de corne à deux branches qui s'allonge en pointe, comme un «V» allongé sur les trois quarts du pied du cheval lorsqu’on observe le sabot par-dessous, comme le fait un maréchal-ferrant ou comme lorsqu’on cure les pieds du cheval. La fourchette recouvre le coussinet plantaire et a un rôle d’amortisseur très important lors de la marche et de la course du cheval.

De même les risques de blessures liés à tout ce qui va traîner sur le sol et ne pourra pas être vu à cause de la boue et des flaques n’est pas à négliger. Les sabots d’un cheval restent une zone de fragilité possible. 

C’est pour cela qu’il faut stabiliser un sol

La seule solution pour éviter tous ces problèmes est de stabiliser le sol, c’est-à-dire de procéder à un aménagement qui permet l’évacuation de l’eau (perméabilisation) et d’apporter en surface une couche qui garantira le confort du cheval. Ceci est valable pour les paddocks, les manèges, les carrières et les chemins 
Et plus généralement tous les espaces que les chevaux vont fréquenter de manière assidue.  

Pour stabiliser un sol, il faut tenir compte de tous les types de sollicitations auxquelles devra faire face le sol : passage d’engins, problèmes de poinçonnement, etc.  
 
Le principal problème pour la conception de cette stabilisation et le choix de la solution est celui du ruissellement : comment éviter la boue.  

On a dans le film ci-après, un exemple de mise en œuvre d’une stabilisation du sol d’une carrière .

Les systèmes de stabilisation ECOVEGETAL

Dans le système de stabilisation ECORASTER / TERRACOTTA, la perméabilité est garantie. Selon le type de projet et l’utilisation prévue (passage d’engins, utilisation intensive ou pas), on optera pour une solution avec ou sans fondation.  

Dans tous les cas, l’objectif sera de constituer un sol qui garantit le bien-être de vos chevaux.