L'écurie active, un concept en parfait accord avec la charte nationale pour le bien-être équin

Dans un contexte où les professionnels du cheval améliorent chaque jour leurs pratiques de travail, la filière Cheval s’est mis d’accord sur la rédaction d’une charte nationale pour le bien-être équin

Cette charte, basée sur les 5 libertés FAWC et les 12 critères du Welfare Quality, établie la liste de 8 mesures du bien-être du cheval considérées comme appropriées par les professionnels de la filière.

En quoi le concept d’écurie active respecte-t-il le bien-être des chevaux ?

Garantir un approvisionnement en eau et en aliments suffisants et adaptés aux besoins physiologiques et comportementaux des chevaux ainsi qu’à l’intensité du travail qui leur est demandé. Absence de faim et de soif prolongée.

Dans son environnement naturel, le cheval se nourrit en petites quantités tout au long de la journée. L’écurie active reproduit se mode d’alimentation grâce aux distributeurs automatiques (DAC, DAF, DUO, Cornadis à glissière). Le dosage, la durée d’alimentation et le type d’aliment sont choisis pour s’adapter aux besoins nutritionnels de chaque chevaux. Plusieurs pôles d’alimentation sont installés au sein de l’écurie pour que chaque cheval puisse se nourrir au fil de la journée. Si l’aliment concentré est en accès régulé, l’accès au fourrage ou aux pâtures enherbées pourra être libre.

L’eau représente 60% du poids du cheval. Selon la température, son activité physique et son alimentation, un cheval pourra boire jusqu’à 60 litres d’eau par jour. Il est donc indispensable qu’il y ait accès à volonté. On préconise donc l’installation d’abreuvoirs à plusieurs endroits clés de l’écurie active.

Offrir aux chevaux un lieu de vie aménagé de manière à prévenir les risques de blessures et de maladies et leur permettant de s’adapter aux variations climatiques. Absence d’inconfort, confort au repos et confort thermique.

L’écurie active est conçue pour éviter les blessures des chevaux et favoriser leur confort. Les sols sont propres, stabilisés et drainés pour le bien-être des articulations et des pieds des chevaux par tous les temps. Les espaces sont délimités par des barrières et des clôtures adaptées et bien visibles. Il est indispensable d’aménager des espaces abrités pour le repos des chevaux. Ils doivent s’y sentir au calme et en sécurité. Les bâtiments dortoir doivent être assez grands pour accueillir l’ensemble du groupe : il faut compter 10 à 12 m² par cheval.

Veiller à structurer et aménager l’environnement de vie des chevaux de manière à leur permettre d’exprimer leurs comportements naturels et à leur offrir un confort de repos et de travail. Facilité de mouvement, espace suffisant.

En liberté, un cheval peut parcourir plusieurs dizaines de kilomètres pour s’alimenter ou juste s’occuper. Contrairement à une écurie classique, l’écurie active favorise le déplacement des individus. Des zones de circulation sont aménagées pour relier les différentes zones d’intérêt (alimentation, eau, dortoir, etc.)

 

Respecter le caractère grégaire des chevaux en favorisant les contacts sociaux positifs entre eux afin de limiter les troubles comportementaux. Liberté d’expression d’un comportement normal, expression de comportements sociaux.

Un cheval est un individu grégaire habitué à vivre en groupe selon une hiérarchie définie. Le concept d’écurie active favorise la vie des chevaux en troupeau et ainsi de se socialiser. L’espace est assez grand pour éviter les conflits et permettre à chaque individu de trouver sa place au sein du groupe et de l’écurie selon son tempérament plus ou moins dominant.

 

Veiller à établir une relation de confiance lors de la manipulation des chevaux et de leurs contacts avec l’homme. Prévenir ou soulager la douleur. Absence de peur et de détresse, état émotionnel positif, prévenir ou soulager la douleur.

La vie en écurie active évite également l’apparition de troubles comportementaux connus en box : tics, dépression, agressivité, etc. Vivre en extérieur permet au cheval de ne pas s’ennuyer, de pouvoir s’exprimer, de pouvoir fuir en cas de danger détecté. Le gain de temps obtenu grâce aux automatismes vous permet de prendre du temps pour observer votre cheval au quotidien, mieux détecter les maux et lui apporter tous les soins nécessaires.

 

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