Stabilisation des sols : éviter la boue et bien plus encore

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L’érosion des berges de Seine et les coulées de boue sur les bords de la Vésubie, les nappes phréatiques à sec ou contaminées, les sols des cimetières qui se dégradent : tous ces phénomènes ont un point commun. Un problème de gestion des eaux. Mécaniquement, il y a également une question de stabilisation des sols.

Alors qu’on voudrait logiquement se débarrasser de l’eau et de la boue, la réponse durable viendrait plutôt d’un raisonnement contre-intuitif. Au lieu d’imperméabiliser les talus, chemins, promenades en zone urbaine ou rurale, les sols agricoles de circulation ou sols équestres pour éviter la boue, il faudrait laisser le sol prendre l’eau.

Idée contre-intuitive, qui pourrait en faire bien plus pour vous qu’un simple rempart contre la boue.

Stabilisation des sols : et si vous oubliiez ce que vous saviez ? 

Le réflexe, quand on parle de stabilisation des sols, c’est d’assécher, lier, puis compacter pour améliorer la portance. Lutter contre l’humidité, combattre la porosité, qui serait forcément synonyme d’instabilité. En bref, mieux vaut un bon vieil enrobé béton pour faire circuler un camion, qu’un chemin en terre. Non ? 

Ce raisonnement est encore plus « vrai » quand on considère un terrain agricole par exemple, qui doit recevoir le passage d’engins lourds, le piétinement d’animaux, etc. On envisage automatiquement un sol portant, donc bien compact. Injection d’un liant de chaux ou de ciment, ouvrage bétonné : des concepts en apparence rassurant. Sauf qu’en fait de sécurité, ce sont en réalité ces choix de techniques qui vont déstabiliser vos sols.

Quand on parle de berges, de talus, de sols agricoles ou équestres, on parle de types de terrains qui vont peut-être : 

  • subir un fort piétinement ;
  • être régulièrement submergés voire inondés (talus ou berges) ;
  • former de la boue ou ruisseler (surfaces imperméables) ;

Utilisation intensive et mauvaise gestion des eaux de pluie (imperméabilisation des surfaces) vont dégrader le sol. Son comportement mécanique va à l’encontre de la réaction souhaitée. On constate alors des coulées de boue, de l’érosion et des glissements de talus, des sols agricoles gorgés d’eau et impraticables, etc.

En réalité, contrairement à la logique du « tout béton, tout solide », la stabilisation des sols passe par le retour à la perméabilité.  

Eau infiltrée, sol stabilisé ?

Pour éviter l’érosion des talus ou des berges, rien de tel qu’un sol perméable, qui va absorber de l’eau. Cette affirmation vous paraît un non-sens ? Pourtant, c’est la solution émergeante qui fonctionne le mieux aujourd’hui. Un sol qui boit l’eau est moins boueux qu’un sol qui la rejette.

La clé de cet apparente absurdité : le drainage.

Les solutions végétales de stabilisation des sols sont formées de plusieurs couches drainantes. Terre, substrat, graviers, pouzzolane, des matériaux qui s’additionnent et vont filtrer les eaux de pluie jusqu’à leurs exutoires (sous-sols phréatiques, drains, fleuves et cours d’eaux naturels…).

Le choix de matériaux naturellement drainants évite de vous retrouver avec un sol instable. Sol trop argileux gorgé d’eau et qui forme de la boue, sol friable qui s’érode… Après avoir procédé à une analyse de vos sols et adapté la solution drainante idéale, vous pouvez parvenir à un terrain qui boit toute l’eau de pluie sans flaques ni boues. Découvrez ici les solutions Ecovegetal qui le permettent.

Et la portance ?

Vous imaginez difficilement le passage d’un camion ou tracteur sur un sol drainant ? L’image des roues enfoncées dans la gadoue est bien ancrée, c’est normal.

La portance de vos sols stabilisés en végétalisation est obtenue par la pose d’un système de dalles alvéolaire. Comme vous pouvez le lire ici, les dalles en alvéoles se clipsent entre elles pour former une surface résistante, à la fois souple et solide.

Et l’érosion des sols ?

Les dalles alvéolées jouent également un rôle de retenue, ce qui évite tout glissement des sols (talus et berges). Vous pouvez donc envisager de végétaliser des surfaces en très forte pente, le sol perméable se maintiendra mieux que ne le ferait un sol bétonné.

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Remplissage de dalles alvéolaires pour une stabilisation de talus à Paris Picpus

Les dalles sont fixées par des assemblages de tenons-mortaises, avec des fiches d’ancrage métalliques qui disparaissent dans les sols (invisibles en surface). Elles ne risquent donc pas de glisser, même sous l’effet de fortes pluies voire de précipitations exceptionnelles.

Stabilisation des sols avec végétalisation : le cercle vertueux

Au-delà de vous éviter la présence de boue, la stabilisation par végétalisation permet de retrouver l’état naturel du paysage local.

Rendre leur perméabilité aux sols (chemins, allées de cimetières, talus) va déjà favoriser le retour d’une végétation locale sur des surfaces que l’on avait condamnées à l’infertilité.

En réintégrant des espèces endogènes (plantes locales), on va permettre le développement d’une faune et d’une flore diversifiées. Et de façon plus durable qu’en introduisant des variétés esthétiques mais exogènes, souvent envahissantes et donc toxiques pour la biodiversité locale.

Pour boucler le cercle vertueux, la réintroduction de végétaux contribue au retour d’une biodiversité fournie. Insectes, oiseaux et autres petits animaux qui participent eux-mêmes à l’équilibre naturel, l’entretien voire la stabilisation des espaces.

Découvrez les produits de stabilisation de sols d’Ecovegetal pour les liaisons douces, les cimetières, les talus, les sols équestres et sols agricoles sur tout le territoire français. 

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