Voie pompier : une voie d’accès qui satisfasse les pompiers, c’est capital

Voie engin et voie échelle (ou « voie pompier ») font parfois l’objet de négligences lors de leur conception. Manque d’espace pour se retourner, accès gêné après des travaux de réaménagement, sol qui s’enfonce ou se déforme après le passage des véhicules de secours…

Même quand la fameuse voie pompiers respecte toutes les dimensions légales et les mesures d’accès, une faille de conception peut entraver l’intervention des pompiers. Il suffit d’un détail pour que leur travail soit ralenti. Et, en cas d’incendie, c’est un enjeu vital.

L’un de ces détails essentiels, c’est la stabilisation du véhicule pompier. Et donc la portance et la résistance au poinçonnement de la voie engin.

Dans ce domaine, on pourrait imaginer que seul un bon enrobé béton ultra-rigide fait l’affaire… Mais c’est une erreur ! Une erreur qui peut coûter très cher lors d’une intervention urgente.

Il est donc toujours intéressant de vous poser la question bien en amont : êtes-vous vraiment sûr d’avoir la solution idoine, que les sapeurs-pompiers eux-mêmes valident ?

Voie pompier définition : que dicte le bon sens ?

Qu’il s’agisse d’une voie pompier ERP, d’un IHG ou d’habitation, de logements collectifs ou de lieux de travail, le bon sens veut que le véhicule de secours puisse :

  • entrer sur zone,
  • se retourner,
  • se stabiliser
  • le tout dans un temps record.

À ces évidences vont bien sûr s’ajouter toutes les contraintes posées par les experts en sécurité incendie et le code de la construction.

Voie pompier norme : que dit la réglementation ?

En matière de construction (et sans même parler des normes environnementales, qui nous intéresseront plus tard), l’intervention des secours est très cadrée. La réglementation vise simplement à permettre le stationnement et l’intervention des secours d’urgence le plus vite possible.

La voie engin

L’encadrement de la conception des voies engins doit permettre les opérations diverses des pompiers sur place.

Il prévoit notamment :

– Une force portante pour un véhicule de 160 kilonewtons (90 kilonewtons maximum par essieu). Essieux distants d’au moins 3,60 mètres.

– Une résistance au poinçonnement de 80 N/cm² (surface minimale de 0,20 m²).
Voie pompier dimensions :

– Voie pompier largeur minimale de 8 mètres pour la chaussée (dont 3 au moins réservée au stationnement).

– Une hauteur libre de 3,50 mètres.

– Une pente maximale inférieure à 15 %.

La voie échelle

Elle doit comporter au minimum :

– Une longueur minimale de 10 mètres.

– Une largeur libre minimale de la chaussée de 4 mètres.

– Une pente maximale inférieure à 10 %.

Tout le détail de la réglementation est à retrouver dans la fiche technique urbanisme et accessibilité du Sdis 82.

Ces voies doivent idéalement être complétées d’un espace de retournement pour les manœuvres des engins pompiers.

« Dans un lotissement, cette voie permet aussi par exemple le passage des véhicules de ramassage des ordures. Avec leurs essieux lourds, le poids réparti sur des trains roulants qui vont perforer la chaussée, comme celui d’une équipe de pompiers. Or, très souvent, le ramassage des ordures n’est pas faisable… Ce qui veut dire que nos camions n’ont aucune chance de passer non plus. Donc pas d’intervention rapide des pompiers ! ».

Ce constat, c’est celui du Lieutenant colonel de sapeurs-pompiers Yves Olivier Uracz. Après des années de travail sur les dossiers d’accessibilité, la plupart des voies d’accès pompiers ne passent pas son examen professionnel.

Qu’en disent les pompiers ?

Pour le lieutenant colonel Uracz, le bon calcul doit toujours se faire selon les pires prévisions. Soit en imaginant une intervention de secours incendie « le 15 août à 15 heures, avec la voiture du voisin garée devant la voie d’accès ». Soit sous des trombes d’eau où, « lorsqu’on pose les patins de stabilisation, l’engin se retourne parce que les travaux de portance n’ont pas été bien réalisés. »

Lieutenant colonel des sapeurs pompiers Yves Olivier Uracz
Le lieutenant-colonel Y. O. Uracz, actuellement en reconversion professionnelle

Or, ces situations ont tendance à se produire encore très fréquemment. Ce qui retarde considérablement la lutte contre l’incendie ou l’intervention de secours médical d’urgence.

Et c’est le genre de détails sur lesquels ne transigent pas les experts.

Lors de ses années comme chef du service prévision au sein de la direction du service départemental d’incendie et de secours du Pas de Calais, le lieutenant colonel Uracz a ainsi milité pour rapprocher pompiers et industriels du bâtiment.

« Nous élaborions ensemble, avec les industriels, le plan d’établissement répertorié (plan ETARE) pour prévoir les éléments qui nous permettent de gérer au mieux l’intervention. Un travail graphique suivi d’une série d’exercices que nous proposions gratuitement pour tester l’intervention avec les engins sur place.

L’avis consultatif des sapeurs-pompiers est essentiel ! Cela va jusqu’au choix des matériaux : avec des poteaux de stabilisation en acier dans un hall d’immeuble, par exemple, je ne peux pas engager mes hommes au-delà de 15 minutes d’incendie (risque d’effondrement du bâtiment). Et le sol des voies d’accès engin ou échelle en fait largement partie.  

À mon sens, il faudrait une formation conjointe pour que les architectes intègrent cette sécurité incendie de façon fonctionnelle. Une formation aux risques incendies, aux réalités d’une intervention, c’est une question vitale pour les pompiers locaux. ».

L’idée contre-productive la plus répandue quand on parle de voie pompier…

… Est malheureusement souvent défendue par les sapeurs-pompiers eux-mêmes, parce qu’elle semble logique. On parle ici du choix de matériaux pour garantir la meilleure stabilisation aux engins.

« À moins de tomber sur le pompier ingénieur formé aux nouvelles méthodes, vous obtiendrez souvent la même réaction : pas de boue sous un camion ! Plutôt du béton. ».

L’erreur commune encore trop répandue, c’est de croire que le béton est ce qu’il y a de toujours plus résistant.

Pourquoi « erreur » ? Parce que, quand on parle de poinçonnement et de portance pour un engin de 15 ou 20 tonnes, le béton est plus traitre qu’on ne le pense. Notamment avec la météo actuelle.

Comment le bitume peut-il être risqué ?

Comme vous l’explique cet article sur la portance et la perméabilité des sols, une averse peut coûter cher à une intervention incendie. Là encore, cela paraît contre-intuitif, puisqu’on imagine plutôt que des trombes d’eau devraient aider…

Sauf qu’en ajoutant le poids des eaux et celui du 20 tonnes stationné sur une bande béton, le bitume finit par craquer. Il risque de se fissurer, et le sol de s’effondrer. Ce qui veut dire danger pour tout le monde.

Un scénario qui aurait pu paraître fantaisiste il y a encore 20 ans… Mais au vu des précipitations de type déluge, tempêtes et inondations qui se multiplient, il est devenu un risque bien réel.

La solution a priori contre-intuitive : une voie engazonnée ou verte

Si on parle, en revanche, de terre et d’herbe sous les roues d’un engin de 20 tonnes, on projette aussitôt le cauchemar des sapeurs-pompiers : le camion embourbé, missions de secours impossibles. La réflexion immédiate, c’est qu’une voie en terre est 100% incompatible avec un poids lourd, et avec l’idée même de « prompt secours ».

Cela pourrait certes être le cas avec une voie en terre non stabilisée.

Mais une voie pompiers correctement conçue et stabilisée a justement toutes les chances de mieux supporter le poids d’un engin de pompiers.

Par quel miracle ? Par l’alliance d’une structure en alvéoles parfaitement portante, d’un système de drainage et d’aération du sol qui permet d’infiltrer toute l’eau aussitôt qu’elle tombe. Plus de ruissellement, plus de risque d’inondation.

Ce qui signifie aussi un vrai confort de travail pour les sapeurs-pompiers en opération.

Mieux encore : une solution verte est un filtre naturel de lutte contre les incendies.

ECOVEGETAL est aujourd’hui la seule marque à proposer des solutions certifiées par un organisme indépendant. Trois solutions pour trois types de conceptions qui s’intègrent au mieux dans le décor de votre ERP.

Les seuls systèmes validés par les bureaux de contrôle

Bureaux de contrôle et experts pompiers n’hésitent pas à retoquer toute solution bancale.

Aussi, les systèmes ECOVEGETAL ont-ils des performances supérieures justifiant le choix de matériaux alternatifs. Les performances de la dalle ECOVEGETAL ECORASTER E50 ne font pas que remplir les conditions pour obtenir une qualification reconnue. Elles vont bien au-delà de celles requises pour les voies engins et voies échelles d’après le règlement de sécurité contre l’incendie relatif aux ERP :

  • Force portante ECOVEGETAL ECORASTER E50 Jusqu’à 3432 kN/m² avec un maximum de 200 kN/essieu ;
  • Résistance au poinçonnement ECOVEGETAL ECORASTER E50 183N/cm².

Et c’est certifié ! Les solutions ECOVEGTAL GREEN et ECOVEGETAL PAVE répondent officiellement à 150 % de l’exigence de la norme. Les tests effectués par un organisme certificateur indépendant ont permis de monter jusqu’à une charge de 240 kN sans détection de détérioration de la dalle.

Le système ECOVEGETAL VILLAROC est désormais validé lui aussi par un organisme COFRAC pour domaine d’emploi « fourgon pompier échelle déployée » selon essai 022275 (80 N/cm²).

VOIE POMPIER ECOVEGETAL PAVE

Si vous avez une préférence pour le matériau béton, ECOVEGETAL PAVÉ est idéal. Pavé mais non enrobé : il absorbe toute l’eau de pluie en l’infiltrant directement dans le sol grâce à sa structure alvéolaire.

Facile à poser, facile d’entretien, il préserve la perméabilité des sols et donc… leur résistance.

Il ne gèle pas et évite les inondations, tout en respectant parfaitement les normes de portance pour les véhicules des sapeurs pompiers.  

VOIE POMPIER ECOVEGETAL GREEN

Le système ECOVEGETAL GREEN vous fait marquer des points à plusieurs niveaux.

  • Il est certifié pour une voie pompier (Agrément voie pompier + 20t/essieu TÜV DIN 4102) ;
  • Certifié également pour sa résistance au feu (Résistance au feu TÜV DIN 4102) ;
  • Il apporte un atout esthétique incontournable ;
  • Sa mise en place est reconnue par la Loi ALUR et vous évite des frais de pénalité sur une construction de parking de surface commerciale (Conformité « ESPACES VERTS » et « SURFACE NON IMPERMEABILISEE »).
  • Il est drainant et infiltre également toutes les eaux de pluie à la parcelle.  

Par ailleurs, avec une association de pavé rouge, vous obtenez un bon marquage au sol voie pompier. Il est en effet important de bien la matérialiser au milieu d’un espace vert.

VOIE POMPIER ECOVEGETAL VILLAROC

Autre solution pour un rendu urbain : l’ECOVEGETAL VILLAROC qui offre un calepinage esthétique et matérialise bien l’emplacement réservé à une voie pompier.

Parmi ses avantages :

  • dalle ajourée à 28% de la surface ;
  • forte infiltration des eaux pluviales ;
  • disponible en deux coloris pour un remplissage végétal ou minéral.

Pour trouver la solution de voie pompier opérationnelle et ne pas vous mettre la Spp à dos, demandez votre documentation sur les solutions ECOVEGETAL.