Biodiversité positive : comment l’atteindre avec un projet de parking

Un parking peut-il, au final, créer plus de biodiversité qu’il n’en a enlevé lors de sa construction ?

La vitesse avec laquelle cela est possible est surprenante.

Biodiversité positive : qu’est-ce-que c’est ?

La notion de biodiversité positive est inspirée du concept d’ « énergie positive ». 
Un bâtiment à énergie positive est un bâtiment qui produit plus d’énergie qu’il n’en consomme. 
Dans la même logique, la biodiversité positive définit donc un espace bâti dont la conception, la mise en œuvre et la gestion permettent “le maintien ou le développement d’une biodiversité, d’une biomasse ou d’une nécromasse (matière organique morte sur une parcelle).”

Variante du raisonnement : il peut s’agir aussi de recréer des services écologiques équivalents à ceux que l’on trouverait dans un espace naturel de même configuration (géologique, climatique, etc.). C’est donc un concept qui sert surtout à évaluer la valeur d’un site bâti ou aménagé du point de vue écologique. Et l’important, c’est que cette valeur soit vraiment importante.

Pour qu’un espace soit à biodiversité positive, il ne suffit donc pas que s’y trouve un nichoir ou quelques fleurs. L’enjeu est véritablement de recréer des services écologiques, notamment en ville, où les citadins ont du mal à percevoir ce qui relève de progrès en la matière ou ce qui relève de la régression.

Le parking : un espace intéressant pour recréer des fonctions écologiques

Aussi surprenant que cela puisse paraître de prime abord, le parking est un endroit très intéressant pour obtenir une biodiversité positive. Le simple fait de rendre un tel espace perméable rend au sol une grande partie de ses services écologiques d’origine : infiltration, filtration, oxygénation, … Et cela apporte des bénéfices très importants et très vite.

Des études menées aux Etats-Unis ont montré que le seuil d’à peine 10 à 15% d’imperméabilisation d’un paysage local par l’urbanisation galopante ou la construction de zones d’activités  altère les cours d’eau de façon très significative et provoque un effondrement important des écosystèmes.

Or, dans les zones urbanisées, les parkings représentent une part importante de la surface imperméabilisée. Rendre à nouveau perméables de tels espaces permet donc très logiquement d’obtenir très vite l’effet inverse.

Chacun de ces parkings recrée à son échelle une biodiversité rasante, et participe de l’équilibre de micro-espèces qui entretiennent et repeuplent petit à petit les espaces urbains. Le parking ou ses abords constitue également un milieu de vie. Des micro-climats sont créés. De simples irrégularités du sol qui retiennent l’eau suffisent pour cela.  Une flore spécifique s’y développe. 

Cette végétation est liée à une microfaune (insectes, escargots, araignées) qui s’y installe.

Et le cercle vertueux s’installe très vite.

Une opportunité de compenser la présence humaine bétonnée tout en tirant un profit durable et sain du retour d’une vie végétale et animale, même en quantité en apparence infime…

C’est là le point central de l’effet obtenu pour une biodiversité positive par la perméabilisation des sols. Un effet qui profite autant à la communauté humaine qu’aux espèces végétales et animales environnantes.

Avantages supplémentaires :  les micro-organismes du sol ont la capacité d’épurer certains polluants. Et  un parking végétalisé est un outil idéal pour lutter contre l’effet d’îlot de chaleur que génère un sol imperméabilisé classique comme un parc de stationnement.

Service écologique majeur : la lutte contre les inondations

La Seine en crue, les rues inondées, les villes privées d’électricité et des tuyaux engorgés qui saturent de plus en plus vite sous le poids des pluies accrues : le milieu urbain résiste mal aux catastrophes naturelles qui vont en s’amplifiant. Les espaces végétalisés, et en premier lieu les parkings perméables sont des outils formidables de lutte contre les inondations. 
(voir également cet article).

Quel est l’intérêt du végétal ?

Les quatre solutions proposées par ECOVEGETAL (voir encadré) sortent en effet du cadre classique de construction de stationnement et permettent vraiment d’atteindre cette série d’externalités positives qui représentent aujourd’hui l’avenir du design urbain intégré.

Les végétaux et minéraux incrustés entre les alvéoles génèrent une vie biologique qui n’aurait jamais existé sur un sol imperméabilisé classique. Ces éléments absorbent l’eau à une vitesse record et la filtrent avant qu’elle n’atteigne les tuyaux de drainage ou les nappes phréatiques. Une partie de ces eaux est restituée dans l’atmosphère par le processus d’évapotranspiration, tandis que le reste est canalisé, préservant ainsi le sol de l’inondation, jusqu’à 100% de ruissellement évité ainsi par un choix écologique simple, qui limite l’impact des catastrophes naturelles en constante augmentation.

Installé en milieu urbain, ce type de parking écologique recrée rapidement un écosystème qui lui est propre, puis qui s’adapte au milieu où il est intégré. Il est donc possible d’installer un parking végétal dans n’importe quelle zone géographique, même aride, où l’utilisation d’espèces végétales soigneusement sélectionnées pour cet environnement permet à cette nouvelle faune de se développer sans plus d’intervention humaine, tout en résistant parfaitement à des charges lourdes et un mouvement répété.

Bref. Il n’y a pas de petit écosystème. Et aussi surprenant que cela puisse apparaître, le seul fait de rendre perméable un espace en pleine ville apporte, si cela est bien fait, une quantité de services écologiques impressionnante.

Parking végétalisé et démarche HQE

Les parkings ECOVEGETAL répondent aux objectifs de la démarche Haute Qualité Environnementale (HQE) pour une réhabilitation verte de l’espace urbain. Elle favorise le vivre ensemble autant qu’elle compense à un certain degré ce qu’aurait été un espace naturel, en recréant une biodiversité active et utile en centre-ville. Un choix de construction à externalités positives et durables.

En choisissant du plastique recyclé pour concevoir son système d’alvéoles à végétaliser, ECOVEGETAL a déjà fait un premier pas vers l’engagement dans le durable. En proposant quatre types de parkings adaptés à l’environnement urbain et environnemental en question, aux choix esthétiques, et à l’utilisation qui en sera faite, ECOVEGETAL a fait de ses alvéoles ultrarésistantes des outils pour cette biodiversité positive, rendant plus ou moins de services écologiques selon les contraintes d’usage de l’espace concerné :

  • Le Parking GREEN est totalement vert, engazonné pour un espace nature qui convient à un usage modéré, avec un stationnement court et peu répété.
  • Le parking MOUSSES est plus résistant et convient à un usage intense, longue durée ou avec du mouvement régulier. Sa végétation variée s’adapte à tous types d’environnements. Elle offre une solution parfaitement efficace, avec un ruissellement nul.
  • Le parking PAVES est formé de dalles pavées enclavées entre des dalles de gazon. Il offre lui aussi un coefficient de ruissellement  nulet permet un calepinage créatif pour jouer sur le design en l’intégrant à un projet architectural personnalisé.
  • Le parking MINERAL se compose d’un système de minéraux drainants ultraperformants, avec une structure solide

    (Dans votre cas précis ? Lire ici les 3 questions (+une) à se poser pour la conception de votre parking perméable)

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