Dalles drainantes : quand et comment les utiliser

Il est très facile de faire qu’un projet de parking ou de voie perméable soit un fiasco. Il ne suffit pas d’opter pour des dalles engazonnées ou des pavés drainants. Encore faut-il bien concevoir son projet pour assurer précisément l’effet drainant et la portance du système de parking.

Dalles drainantes : comme leur nom l’indique

Les solutions drainantes se sont multipliées sur le marché depuis que les maîtres d’ouvrage souhaitent des parkings un peu moins monotones et que la législation incite à créer des surfaces perméables.

Le principe est simple : celles-ci doivent laisser le sol absorber et si possible infiltrer l’eau de pluie. L’idéal est d’obtenir un coefficient de ruissellement proche de zéro, même pour des pluies importantes, en d’autres termes que toute l’eau de pluie soit absorbée par le sol. Encore faut-il faire les bons choix pour atteindre ce résultat.

Pour information, ECOVEGETAL dispose de deux systèmes, certifiés par le CEREMA, avec un coefficient de ruissellement nul (= tout s’infiltre).

Etudier l’utilisation souhaitée du revêtement

Une des grandes erreurs communément commises consiste à choisir des dalles engazonnées et à les poser sur un sol mal préparé. Si celui-ci est trop compact, les racines des végétaux ne pourront se développer et très vite, l’herbe disparaît, laissant place à un sol terreux, laid et même dangereux : l’ensemble devient boueux et glissant dès qu’il pleut très fort.


En clair, on obtient le résultat exactement inverse à l’effet recherché. 
Pour parvenir à une perméabilité parfaite, l’objectif est au contraire de rendre au sol une grande partie de ses fonctions d’origine (infiltration, drainage, filtration, oxygénation, support).

Pour éviter cette erreur, il est donc important de se poser avant toute chose la question des caractéristiques recherchées : 

  • quelle portance à quelles charges ?
    quelles sont les girations des véhicules ?
  • peut-on couler de l’enrobé directement contre les dalles ?
  • quelle résistance aux ultraviolets et quid de l’entretien ?

Les réponses à chacune de ces questions seront bien évidemment fonction de l’utilisation attendue du revêtement (devra-t-il faire  face à un trafic intense et permanent ? un trafic léger ? un trafic intense mais périodique ?). C’est en fonction de cela que l’on s’orientera vers tel ou tel type de solution perméable.

Comment assurer l’effet drainant ?

Les deux objectifs majeurs sont celui de la tenue de la structure (on songe en général à leur utilisation dans le cas de parkings, de voies d’accès et on a donc des contraintes de poids -véhicules légers, poids lourds, …) et celui de l’effet drainant.
Ce dernier sera garanti par la superposition de couches de matériaux laissant passer l’eau et résistant en même temps à des charges. 
Voici la structure de base pour un revêtement perméable : 
– une couche d’usure ou de surface (dalles alvéolées minérales, végétalisées ou engazonnées, pavés béton en pierre naturelle)

  • en dessous: une couche de pose
  • puis une couche de réglage (concassé)
  • une couche de fondation composée de matériaux filtrants dont l’objectif est de constituer une fondation

Dans le cas où l’on veut des dalles drainantes, celles-ci assurent le rôle de couche de surface. Ensuite, il conviendra d’adapter la couche de réglage et celle de fondation en fonction du système choisi.

Sous les dalles, des couches elles-mêmes drainantes

Dans le cas de dalles engazonnées, telles qu’ECOVEGETAL GREEN, la couche de pose est en fait un substrat fertile qui est compacté. Le substrat doit permettre aux racines de se développer le plus profondément possible.

Plus bas, la couche de fondation supérieure doit aussi être drainante et fertile. Dans le cas des dalles ECOVEGETAL GREEN, par exemple, on choisit un concassé 30/60 auquel on ajoute un substrat de type Hydrofertil qui assure le développement du système racinaire et favorise le bon équilibre air/eau.

Le substrat inséré dans les vides entre le concassé après compactage doit rester meuble pour un parfait développement des racines. Pour vous en assurer, procéder au test au couteau.

Enfin, la couche de sous-fondation sera aussi drainante, avec du concassé 0/80, ce qui permet d’obtenir à la fois une bonne résistance et un passage naturel de l’eau.

Bien entendu, dans le cas de passages importants, de piétinements réguliers et de trafic intense, on préfèrera aux dalles engazonnées des dalles précultivées en ECOVEGETAL MOUSSES ou en cas extrême ECOVEGETAL PAVE, utilisant la même structure en PEBD, posée sur un dispositif équivalent, sans exigence de fertilité du substrat cette fois.

La structure alvéolaire

Reste que le secret de la dalle drainante réside dans sa structure en PEBD (polyéthylène basse densité). Le choix de ce matériau est capital. En effet, le PEBD résiste aux UV contrairement aux dalles en PEHD ou en polypropylène. Le PEBD est recyclé, ce qui est un point fort en matière d’environnement (il l’est toujours dans le cas des dalles ECORASTER utilisées par ECOVEGETAL). Et d’autre part parce que ce matériau permet une résistance à la charge tout à fait étonnante. Dans le cas des dalles de type ECORASTER, la capacité de charge à vide est de 150 t/m² à 350 t/m² selon le modèle et une fois remplie (par des pavés, de la mousse ou du gazon et leur substrat) on passe à 800t/m² !

La résistance de ce PEBD explique en soi pourquoi on peut concilier à la fois une grande résistance au trafic de véhicules et à leur poids et suffisamment de souplesse dans le sol et les substrats pour garantir aux végétaux de pousser et à l’eau de circuler.