5 clés pour réussir son parking engazonné

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Maître d’œuvre (ou maître d’ouvrage), vous envisagez du vert pour votre parking, car vous savez qu’un parking engazonné présente beaucoup d’avantages. Vous hésitez ou pensez que cela demande des compétences spécifiques ?

Sachez qu’en réalité, vous savez déjà tout, ou presque. Il s’agit simplement de remettre les bonnes étapes dans le bon ordre. Voici les 5 conseils à suivre pour réussir votre parking engazonné à tous les coups.

Avec ce guide, vous pouvez obtenir en très peu de temps un résultat vert très esthétique et non moins solide. En effet, un parking engazonné bien conçu peut accueillir par la suite tous types de véhicules et même des poids-lourds. Votre végétalisation peut s’étendre jusqu’à une voie pompiers. Vous en doutez ? En voici la preuve, simple et rapide !  

1 – Définir le bon usage de votre parking engazonné

Comme pour tout projet, vous devez d’abord prévoir précisément l’usage qui sera fait de votre parking.

Idéalement, pour que le gazon reste fort et vert, prévoyez des fréquences de stationnement limitées. Autrement dit, si vous envisagez un engazonnement pour un parking de supermarché avec une très grande rotation et des stationnements prolongés, vous risquez de ne pas obtenir le résultat souhaité.

Évitez aussi les stationnements longue durée (plusieurs jours) qui vont recouvrir votre beau gazon naturel et le priver de lumière et d’eau.

Un parking d’entreprise ou d’hôpital correspond parfaitement, en revanche, à ce type de projet.

En revanche, sur un usage modéré, votre gazon se comportera parfaitement. Mieux : vous pouvez recevoir des poids-lourds, votre gazon leur offrira une meilleure portance et stabilité qu’une voie bétonnée.

À ce propos, calculez à l’avance les zones que vous allez engazonner. Oui au gazon sur une place de parking, mais pas dans l’allée carrossable. En effet, le passage des véhicules en continu aura un effet rouleau nuisible pour votre pelouse.

Vous pouvez découvrir ici d’autres avantages de la dalle gazon (type ECOVEGETAL GREEN).

2 – Vérifier que votre parking peut être engazonné

Là encore, c’est une étape classique : l’étude de terrain.

Ici, pour construire des places de parking engazonné, vous allez mener une étude géotechnique de portance du fond de forme, et vérifier sa perméabilité pour vous assurer d’avoir un sol stabilisé.  

Vous allez aussi contrôler la compacité de la couche de forme et établir vos calculs pour la résistance de votre système.

Ce n’est pas le tout d’accueillir des dalles gazon, mais il faudra encore y ajouter la terre, le substrat, la charge en eau, sans compter ensuite le poids des véhicules. Ne pas compter sur tous ces éléments, c’est risquer de voir tout votre beau système s’effondrer. Un petit oubli et c’est l’effet tour de Pise (ou la bibliothèque de Fribourg qui s’enfonce depuis des années sous le poids de ses livres, qu’on avait oubliés de prendre en compte…).  

À ce stade, il faut surtout que vous vous débarrassiez d’une idée contre-productive : « la meilleure portance, c’est un bon enrobé, un bitume solide ». Sachez que des dalles gazon rivalisent en portance avec des dalles en béton…

Le bon calcul à prendre en compte dans votre projet, c’est celui de la perméabilité. C’est LA clé d’un parking engazonné réussi. L’infiltration contrôlée de l’eau en sous-sol joue sur la fertilité et la solidité de votre gazon et évite le ruissellement, dangereux pour tous les sols. Cette force racinaire du gazon lui offrira une meilleure résistance à la compression sur une aire de stationnement.

3 – Préparer le terrain 

Assurez-vous de poser des fondations solides sur votre terrassement. Vous allez commencer par décaisser le sol, contrôler la portance et la perméabilité à nouveau, réaliser un drainage si besoin, avant de poser un géotextile de protection.

Retenez bien ici qu’il n’est pas question de poser des bacs à fleurs sur un fond de dalles de béton. Il s’agit bien d’un remplissage naturel, avec un mélange de terre végétale, de graviers et de végétalisation.

Vos fondations doivent donc contenir une sous-couche drainante, qui permettra d’infiltrer les eaux de pluie en profondeur dans le sol. Rassurez-vous, cela ne veut absolument pas dire que vos véhicules s’enfonceront, au contraire !

Prévoyez une base de concassé grossier pour la portance et l’infiltration des eaux.

Ensuite viendront le lit de pose fertilisant et la couche végétale. 

 4 – Choisir la bonne solution verte

Vous avez peut-être déjà envisagé la solution de facilité du gazon synthétique… Et vous l’avez sûrement abandonnée pour des raisons évidentes d’impossibilité (non conçu pour recevoir ce type de poids, aucun avantage écologique, ni avantage économique).

De même, évacuez ici les fausses bonnes idées. Par exemple, vous n’allez pas semer vous-même (ou un jardinier). Cela prendrait trop longtemps à votre gazon pour atteindre la bonne épaisseur, avoir un enracinement assez profond, sans parler de l’homogénéité de la pose. Un vrai casse-tête !

La solution idéale, c’est la pose de dalles alvéolaires pré-cultivées. Des dalles en plastique recyclé, plus précisément.

Pourquoi alvéolaires ? Comment des parois de plastiques peuvent-elles être plus résistantes que des pavés de béton ?

Cette structure en alvéoles garantit en réalité la sécurité des racines. Vous allez ainsi protéger votre sol végétalisé en profondeur et compenser la répartition du poids au moment de garer un véhicule en surface.  

L’avantage de ce système est aussi qu’il vous permet une pose rapide (quelques heures tout au plus) en disposant des palettes entières de pousses de gazons.

5 – Prévoir l’entretien

Vous pouvez être fier de votre exploit vert mais, sans l’entretien prévu avec, votre parking engazonné ne durera pas longtemps…

Contrairement à un parking tout béton, votre réalisation végétalisée a besoin d’être arrosée, fertilisée, tondue et désherbée.

En ce qui vous concerne, vous devrez intégrer – pour la réussite du projet – un système d’arrosage automatique qui lui garantisse une bonne irrigation toute l’année.

Quelques avantages que vous aurez gagnés avec ce parking engazonné

Pour vous confirmer que vous avez fait le bon choix, voici quelques exemples d’avantages liés à votre revêtement vert :

préservation voire retour de la biodiversité dans un espace d’ordinaire fermé. On voit ainsi réapparaître les insectes pollinisateurs en ville (abeilles), les oiseaux viendront faire leur nid à proximité et ce résultat n’a rien d’artificiel ;  

– limitation du ruissellement des eaux pluviales, voire 0 ruissellement (selon le degré de pente). Contrairement aux parkings perméables qui vont accentuer le compactage et l’épuisement du sol, vous participez à l’évacuation des eaux au naturel et à l’entretien des sols ;

solution écologique dans la moindre de ses caractéristiques techniques ;

avantages économiques pour un parking commercial (allègement de taxes à la construction selon le nombre de mètres carrés à végétaliser) ;

rendu paysager immédiat, effet visuel très agréable pour les piétons et les usagers;

sol protégé de l’érosion ;

durabilité…  

Trouvez ici la solution de parking engazonné qui correspond à votre projet.