Sedum sur un toit végétal : est-il vraiment incontournable ?

Cultures de sedums chez ECOVEGETAL à Broué (28)

Du sedum sur mon toit végétal ? La première question que vous vous posez quant à ce sujet, c’est peut-être : ai-je besoin d’un toit végétal ? Une fois que vous y avez répondu, et que vous avez fait le choix de la végétalisation qui vous mettra en accord avec la nouvelle norme RE 2020 (LIEN), reste à traite la question du choix de la végétation.

Dès lors, vous allez trouver tout un tas d’articles et de bonnes raisons de partir sur un sedum. Ils vous donneront sans doute la sensation que le sedum est indispensable pour votre toit végétal. Certes, c’est la famille de plantes qui vous réussira le mieux si vous ne vous y connaissez pas trop en complexe de végétalisation.
La raison principale en est sa résistance. C’est la plante qui résiste le mieux aux conditions de vie sur un toit.

Néanmoins, c’est loin d’être la seule !

Pourquoi vous parle-t-on partout de sedum ?

C’est un fait : le sedum est partout. Et d’abord, partout dans votre environnement. Si vous n’êtes pas familier de cette plante, vous pouvez vous rattraper en levant le nez dans la rue ! Les sedums, ce sont en effet toutes ces plantes sauvages qui poussent le long des murets, entre les pavés du trottoir et même… sur les toits.

Ses 420 espèces font partie de la grande famille des plantes grasses, plantes très résistantes aussi appelées succulentes. C’est-à-dire qu’elles stockent l’eau (dans leurs feuilles) et se débrouillent pour survivre ainsi à tous les climats. Du froid quasi polaire de la toundra à la canicule et la sécheresse, le sedum est armé pour résister à tout. C’est notamment ce qui en fait la star des toitures végétalisées.

Oui, détrompez-vous : ce n’est pas parce que le sedum pousse sauvagement, à tort et à travers, que c’est une plante indésirable. Au contraire…

Pourquoi le recommande-t-on autant ?

Si vous n’êtes pas encore très porté sur les projets de type toiture-terrasse végétalisée, il y a en effet des chances pour que vous préfériez le sedum. Notamment parce qu’il possède ces critères :

  • Économique : avec un système racinaire peu profond, il exige peu de surface pour se développer. Il se développe donc facilement, ce qui permet de l’obtenir en tapis pré-cultivés qui se posent très vite. Vous avez donc besoin de très peu de main d’œuvre et de temps pour l’installer (vous pouvez couvrir 250m2 par jour avec une équipe de 4 personnes).
  • Rapidité : il est à la fois rapide à poser et rapide à prendre. En choisissant un tapis pré-cultivé, vous pouvez obtenir une couverture végétale fournie dès la pose. Comme pour tous les toits végétalisés, vous aurez posé au préalable une couche drainante et une membrane d’étanchéité (la couche de substrat étant comprise dans le tapis pré-cultivé).
  • Esthétique : l’avantage du sedum, c’est qu’il donne de la couleur toute l’année. Et, contrairement à ce qui se dit autour du sedum, il ne fleurit pas qu’en rouge ! La plupart des architectes qui choisissent cette solution verte se ruent sur le plus commun, le sedum orpin, qui donne ces fameux toits rouges. Mais il existe énormément de variétés différentes, qui peuvent tirer sur le jaune, le blanc ou même le bleu. Vous pouvez donc choisir la couleur de votre toile !
  • Entretien facile : comme c’est une plante coriace, elle n’a pas besoin d’une intervention humaine régulière pour se maintenir et se développer. Le sedum réclame peu d’entretien et peu d’arrosage. Le tout est de lui fournir un système d’irrigation minimal qui garantisse sa bonne santé.
  • Performances énergétiques : une fois que vous avez posé votre tapis végétal, le sedum va occuper tout l’espace jusqu’à offrir une couverture intégrale du toit. Cela devrait empêcher le sol de geler en hiver, garantissant une bonne isolation thermique. En période de canicule ou de sécheresse, le sedum rejettera de l’eau dans l’air en transpirant (c’est l’évapotranspiration), participant ainsi à faire baisser les températures. Voilà qui devrait donc booster les performances énergétiques du bâtiment !


C’est loin d’être la seule solution : ne reculez pas devant vos envies !

Toutefois, rien ne vous oblige à vous plier à la facilité. Si vous n’avez pas envie d’une couverture végétale de sedum, de nombreuses options s’offrent à vous.

Vous pouvez par exemple ajouter des plantes vivaces en bouquets, pour donner du mouvement à votre toiture verte. En jouant sur les variétés (graminées, vivaces alpines, etc.), vous pouvez obtenir une floraison sur toute l’année, varier la couleur et les volumes… Vous disposez de multiples combinaisons pour personnaliser votre paysage avec une végétation extensive.

Vous pouvez même aller plus loin et monter une prairie fleurie en hauteur. Cela vous réclamera simplement plus de profondeur de substrat (13cm minimum, pour que les racines puissent plonger suffisamment loin) et un bon système d’arrosage.

Enfin, vous pouvez aussi choisir de faire de ce toit un véritable jardin, espace de vie et de loisirs. En alternant, par exemple, une surface gazonnée et des arbustes ou des bosquets de vivaces odorantes (thym, lavande). Le gazon garantit par ailleurs une excellente isolation thermique et phonique. Ou en dessinant un potager, qui invite à la convivialité de l’espace partagé.

Le sedum fait donc un excellent complément sur votre toiture végétale, qui participe à maintenir la biodiversité et une nature en ville qui ne soit pas seulement décorative. Néanmoins, il n’est ni une fatalité ni indispensable à votre toit-terrasse, tout dépend seulement de votre degré d’implication et de connaissances.

Nos experts Ecovegetal ont la connaissance qu’il vous manque peut-être pour un projet de toit végétalisé. Contactez-nous ici.